C'est quoi l'économie?

artcicle de Moha Bouwawal



Réponse : Ce n'est pas compliqué grâce à la théorie des vaches....

SOCIALISME : Vous avez 2 vaches et vous en donnez une à votre voisin.

COMMUNISME : Vous avez 2 vaches, le gouvernement vous les prend et vous donne un peu de lait.

FASCISME : Vous avez 2 vaches, le gouvernement vous les prend et vous vend un peu de
lait.

NAZISME : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous les prend et vous tue.

BUREAUCRATIE : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous les prend, en tue une, trait
l'autre et jette le lait.

CAPITALISME : Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une et achetez un taureau. Vous les
laissez se reproduire et quand l'économie monte, vous vendez tout et retirez le bénéfice.

ARABISME : Vous avez 2 vaches. Vous en donnez une au Shourafa musulmans et vous gardez une, l’année prochaine vous commencez à payer la taxe et la Zaka sur l’autre.
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# Posté le lundi 21 juillet 2008 07:41

Modifié le lundi 21 juillet 2008 12:50

bah c moi chafik anir le prince du chevaliers amazigh

bah autrement dit que nul ne peux parlé de lui meme , c pour ça que jai choisi de posé ci dessous ma description :

+ chafik : le militant amazigh qui defend son identité et sa langue et qui veut changer les idees noires de la societe et il est surtout un grand savant de l'histoire , un philosophe et un sociologiste , il est le porte parleur de l ELT et surnomme
/chafik l 7iwar/




• HMAMOUCH Chafik: Surnoms Amazigh, الحِوار.
Chafik représente pour moi l'image des jeunes qui ont la foie en une affaire et qui veulent de tout c½ur réaliser leur rêve à tout prix. J'aime on lui ses principes et l'intérêt qu'il a pour la discussion. C'est sans doute le premier jeune que j'ai vu et qui a un tel degré de conviction lors des discussions. Il essaye d'étendre ses idées ou qu'il soit. Chafik est toute fois un petit imprudent. Il ne calcule pas trop ses démarches, et il explique cette action par les droits et sa présence dans un pays démocrate et libre. Je peux lui recommander de descendre un peu de ses cieux pour voir la réalité. Je lui espère tout le bien et qu'il soit la personne qui convaincra le monde qu'il existe une chose s'appellent Amazigh et qu'il soit son leader.


et a vous de donné vos point de vus

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 13:27

Modifié le samedi 31 janvier 2009 06:40

les autorités judiciaires du Makhzen transfèrent un détenu politique amazigh et reportent le jugement de deux autres

les autorités judiciaires du Makhzen transfèrent un détenu politique amazigh et reportent le jugement de deux autres
Les autorités judiciaires makhzeniennes ont dernièrement transféré le militant du MCA et détenu politique amazigh Slimane OUALY de la prison Touchka d'Imteghren (Errachidia) vers la prison locale de Warzazat. Le Mouvement Culturel Amazigh s'indigne contre cette nouvelle manipulation.
D'autre part deux détenus politiques amazighs, en l'occurence messieurs Said KANDOUL et Mohamed IBNELAZYZ se sont vus reporter leur jugement du 30-06-2008 au 07-07-2008.
Considérant ces constats regrettables qui dévoilent les manipulations du dossier des détenus politiques amazighs au Maroc, le MCA a publié l'information ci-après.





Mouvement Culturel Amazigh Imteghren
Amussu Adelsan Amaziγ Imteγren






INFORMATION




Azul d ameγnas
Nous portons à l'opinion publique amazighe, nationale et internationale que le Makhzen marocain a procédé au transfert forcé du militant du Mouvement Culturel Amazigh (MCA) section d'Imteghren ( Errachidia) Slimane OUALY de la prison locale Touchka d'Imteghren vers le pénitentiaire civil de Warzazat.
D'autre part, la séance du jugement de Said KANDOUL et de Mohamed IBNELAZYZ du Lundi 30 Juin 2008 a été reportée au Lundi 07 juillet 2008.




Afus g ufus aggwa-nneγ a ifsis !
Afus g ufus tilelli i yinekraf isertanen n tmentilt tamaziγt !





Vive MCA
Cadre militant et résistant
Imteghren le 30/06/2008.

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 15:12

Modifié le mercredi 16 juillet 2008 13:57

Pedrosa reste concentré malgré sa chute

Pedrosa reste concentré malgré sa chute
Dani Pedrosa passera sa journée de samedi à peaufiner ses réglages, n'ayant pas réussi à progresser suite à sa chute de cet après-midi.


Les préparatifs de Dani Pedrosa en vue du Grand Prix Alice Motorrad d'Allemagne ne se sont pas passés aussi bien que prévus, une chute durant la seconde séance d'essais lui ayant fait perdre un temps précieux.

Le pilote Repsol Honda a perdu le contrôle de l'avant de sa RC212V à la fin du rapide virage n°12, et bien qu'il soit sorti indemne de l'incident, il n'a pas pu améliorer son temps du matin chronométré en 1´22.759. Victorieux l'an dernier en Allemagne, l'espagnol devra utiliser au mieux le temps qu'il lui reste pour se préparer pour la course de dimanche.

`Ce matin nous avons travaillé sur les réglages et sur les pneus, comme d'habitude. J'avais de bonnes sensations et les pneus se comportaient bien sur une piste à 29 degrés,´ a déclaré Pedrosa après sa chute.

`Peut-être que j'ai chuté en freinant trop tard, mais c'était sans conséquence. Après j'ai utilisé ma deuxième moto mais je n'ai pas pu retrouver les mêmes sensations, alors je n'ai pas pu aller aussi vite que je le voulais.´

Stoner est déjà loin devant le record de la pole 2006 de Pedrosa, mais l'espagnol souhaite moins tenir tête à son rival lors des séances de samedi que se préparer pour l'importante course de dimanche.

`Demain nous essayerons d'améliorer nos réglages et effectuer des runs plus longs pour tester les pneus. Nous devons voir s'il fera chaud ou non, parce que la température de la piste peut être très élevée ici, cet après-midi elle dépassait les 40 degrés,´ a conclu Pedrosa, prêt à relever un nouveau défi dans le Championnat du Monde MotoGP.
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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 15:02

Dimanche, 13 juillet 2008

Dimanche, 13 juillet 2008
Dani Pedrosa s'est cassé un doigt et fracturé une cheville dans sa chute survenue lors du Grand Prix Alice Motorrad d'Allemagne.



Alors que ses rivaux du Championnat du Monde MotoGP iront directement à Laguna Seca pour le Grand Prix Red Bull des Etats-Unis du week-end prochain, Dani Pedrosa fera une brève halte à Barcelone pour faire examiner d'éventuelles fractures à l'index et à la cheville.

Le pilote Repsol Honda menait le Grand Prix Alice Motorrad d'Allemagne lorsqu'il a chuté, subissant un gros choc en se faisant désarçonner de sa RC212V. L'espagnol a donc reçu un double-coup, concédant la tête du Championnat du Monde et souffrant peut-être de nouvelles blessures.

Pedrosa a été examiné à la Clinica Mobile immédiatement après sa chute, le directeur médical du MotoGP Claudio Macchiagodena ayant établi un premier diagnostique annonçant une fracture d'un doigt de la main gauche. Un examen à la Clinica Dexeus de Barcelone révélera l'étendue des blessures causées par l'accident de dimanche après-midi, dont le pilote n'a pas pu expliquer la cause.

`C'était un peu bizarre. J'ai à peine touché les freins puis j'ai chuté. C'est vraiment dommage parce que j'avais pris un excellent départ et j'étais très performant. J'avais de très bonnes sensations à l'avant, l'arrière glissait un petit peu, mais globalement j'avais de bonnes sensations étant donné l'état de la piste. C'est vraiment dommage,´ a déclaré le pilote.

Les fractures de doigts sont monnaie courante pour les pilotes, et les conséquences varient largement en fonction de l'endroit précis où a eu lieu la fracture et de la gêne occasionnée au moment d'actionner les leviers. La participation de Pedrosa au Grand Prix Red Bull des Etats-Unis pourrait par conséquent être remise en question.
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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 14:57

MotoGP:::tout simplement mon spot prefere

MotoGP:::tout simplement mon spot prefere
PRÉSENTATION

Le MotoGP est la discipline phare de la compétition moto : sur une saison comprenant dix-huit manches disputées sur seize pays différents, le Championnat du Monde MotoGP est le théâtre d'une farouche concurrence opposant les plus prestigieux constructeurs, tels que Honda, Yamaha, Suzuki, Ducati, Kawasaki, Aprilia et KTM, et les meilleurs pilotes du monde, venus des quatre coins du globe.

Le MotoGP constitue une fantastique vitrine technologique pour les constructeurs, qui peuvent aligner des prototypes taillés sur mesure pour les exigences de la piste.

Organisé dès 1949 par la Fédération Internationale de Motocyclisme (FIM), le Championnat du Monde MotoGP est géré par Dorna Sports, sous la supervision de la FIM, depuis 1992. Il s'agit du plus ancien Championnat du Monde de sports mécaniques.

La saison 2002 marquait le début de l'ère moderne du MotoGP avec l'introduction des machines 4-temps. En 2007, la formule a été revue avec une cylindrée maximum réduite de 990cc à 800cc, une décision qui favorise le spectacle et le resserrement des valeurs tout en garantissant la sécurité des pilotes.

GRAND PRIX

Durant un week-end de Grand Prix, trois courses ont lieu, correspondant aux trois cylindrées du Championnat du Monde MotoGP:

MotoGP - Il s'agit de la catégorie reine, qui réunit les meilleurs pilotes du monde sur des machines 800cc ultraperformantes, avec un puissance de l'ordre de 220 chevaux et une vitesse maxi de près de 340 km/h.

250cc - C'est la catégorie intermédiaire, dans laquelle les pilotes s'affrontent au guidon de machines 250cc 2-temps. Pour bon nombre de pilotes, c'est le dernier échelon avant d'accéder au MotoGP.

125cc - La catégorie 125cc regroupe les talents les plus prometteurs : à partir de 15 ans, les aspirants pilotes peuvent s'affronter sur les circuits du Championnat du Monde et entamer ainsi leur apprentissage dans le milieu des Grands Prix.

La distance d'une course varie entre 95 et 130 km selon les tracés, pour une durée de 40-45 minutes. Les pilotes s'élancent depuis la grille de départ, dont l'ordre est défini selon les résultats de la séance de qualifications. En MotoGP, les pilotes sont trois par ligne tandis qu'en 250cc et 125cc, les lignes de la grille de départ comprennent quatre pilotes.

Pour la course, le choix des pneumatiques revêt une importance cruciale. Les essais libres permettent aux pilotes de passer en revue les différentes gommes proposées par les manufacturiers de pneus et la sélection des pneus est conditionnée par la météo, les conditions de piste et la stratégie que souhaite adopter le pilote. En qualifications, les pilotes peuvent utiliser des gommes ultra tendres dites 'de qualifications' dont la durée de vie n'est que d'un ou deux tours mais qui offrent une adhérence maximale.

PILOTES

Le tenant du titre MotoGP est l'américain Nicky Hayden, qui a réussi l'an dernier à détrôner le quintuple Champion du Monde sortant, l'italien Valentino Rossi. Pour la première fois en 14 ans, ce ne fut qu'à l'issue de la toute dernière course de la saison, à Valence, que le titre fut attribué. La saison 2006 fut pleine de rebondissements : sur la première partie de l'année, Hayden s'était solidement établi en tête du classement avant de voir Rossi revenir très fort en deuxième partie de championnat. Après avoir compté jusqu'à 50 points de retard sur Hayden, Rossi avait repris la première place du classement général avec huit points d'avance à l'avant-dernier GP, mais une chute de l'italien à Valence permit à Hayden de décrocher son premier titre en terminant troisième de la course.

Rossi est donc plus déterminé que jamais à reconquérir le titre cette année, mais il aura de nombreux rivaux tout aussi assoiffés de succès : Hayden et son coéquipier Dani Pedrosa, les italiens Loris Capirossi et Marco Melandri et des jeunes loups tels que Casey Stoner ou John Hopkins.

Parmi les pilotes engagés à chaque Grand Prix, on retrouve une majorité de pilotes qui disputent toute la saison, mais aussi un certain nombre de pilotes invités en tant que 'wild-cards'. Il s'agit essentiellement de pilotes 'locaux', surtout dans les 'petites catégories'. En MotoGP, le plateau comporte une vingtaine de pilotes.

En 250cc ils sont 25, tandis qu'en 125cc le nombre de participants peut dépasser les 35 pilotes. La fourchette d'âge des participants est très large : le plus vieux est le brésilien Alex Barros (36 ans), tandis que les plus jeunes pilotes de la catégorie 125cc ont tout juste 15 ans, l'âge limite pour courir en Grand Prix.

En Grand Prix, de nombreux pays sont représentés : Allemagne, Australie, Autriche, Brésil, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Italie, Irlande, Japon, Pays-Bas, République Tchèque, Roumanie, Saint Marin, Suisse, Thaïlande.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 16:50

Paroles de Ne Me Quitte Pas

Paroles de Ne Me Quitte Pas
Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le c½ur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs c½urs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
D'un ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.

# Posté le samedi 14 juin 2008 16:55

Modifié le samedi 14 juin 2008 17:06

khalid izri (MamchGhaneg)

mach gha neg a nari

th sawnt ta khij o dar?

nchin mara n'd3ef
wa gha negh thi zmar

mach gha neg a n'ssme7
do g abrid a nedfar?

abrd a da zirar
da gha ifna ra 3mar

wa iji ou i th gha i chou9en
gha bnadem a s'bbar

wah yaw a yaw a yaw

a yaw m ch7ar you3ar


jar do tram n'djirath
da n'smeth n'ra fjar

t'kagh t'a7gh ta ouighd
i rmar min gha i fdar

thidi todom kidi
n'ch rass9egh do g'mjar

thni tichri n'rajdoud negh
ma da fegh mana khar
...

# Posté le samedi 14 juin 2008 16:41

nouvelle arrestation

nouvelle  arrestation
Le militant du Mouvement Culturel Amazigh (MCA) section Errachidia OUTANOUTE M'hamed vient d'être arrêté par la police makhzenienne à imtghren aujourd'hui le Jeudi 08/05/2008.
presentation :
Nom et prenom : OUTANOUTE M'hamed
Date et lieu de naissance : 20/07/1983 à Ksar Touroug (Goulmima ,Errachidia)
Niveau d'étude Maîtrise en informatique Juin 2007
Option ; Génie logiciel.
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# Posté le vendredi 09 mai 2008 08:09

Mouvement Culturel Amazigh au Maroc : Quelle voie pour la lutte et le combat ?

Mouvement Culturel Amazigh au Maroc :  Quelle voie pour la lutte et le combat ?
Mouvement Culturel Amazigh au Maroc :

Quelle voie pour la lutte et le combat ?







Le MCA se veut un mouvement démocratique et laïc qui regroupe en son sein toutes les personnes ou structures ou sensibilités ayant pour priorité la défense de l'identité amazighe dans ses divers aspects de langue et de culture, en un mot la prise en charge militante du fait amazigh en vue d'arracher des pouvoirs la reconnaissance de la langue et la culture amazighs. Les aspects de cette reconnaissance sont bien détaillés dans les communiqués et les pétitions du MCA depuis son apparition. On en cite fondamentalement la reconnaissance officielle et constitutionnelle de la langue, la culture, l'histoire et l'Homme amazighs. Le MCA s'inscrit dans une dynamique historique qui fait de lui le prolongement dans la continuité de la lutte amazighe pour l'indépendance nationale depuis la nuit des temps que ce soit contre les colonisateurs Phéniciens, Vandales, Arabes ou Français. Le nationalisme patriotisme amazigh ne naquit pas avec la colonisation française mais depuis la première invasion de la terre de Tamazgha, ce qui valut au peuple amazigh son vrai nom. Mais ce nouveau patriotisme qui cadre le MCA relève surtout d'une nouvelle manière de voir le monde au sein même de la société amazighe: il s'agit d'une révolution dans la mentalité amazighe dont les réflexes ne doivent plus dépendre des autres mais de la volonté intrinsèque d'être et du vouloir vivre de la société amazighe via la réappropriation de ses valeurs et de leur traduction et insertion sans passéisme dans la continuité historique interne pour se faire une place dans le concert des nations modernes. C'est donc un combat pour la vie mais aussi un combat de valeurs et d'éthique. Il est très difficile certes de traduire beaucoup de principes et de convictions dans des structures quelles qu'elles soient mais il est très important aussi de relever que depuis la naissance du MCA beaucoup de choses ont changé soit au niveau des choix des uns soit des structures adaptées des autres au risque de noyer toutes les revendications sous des couleurs idéologiques réactionnaires et mêmes adverses ; nous prendrons pour l'exemple de ce présent article le cas du Maroc puisque c'est dans ce pays qu'il y a beaucoup de confusion quant à la portée du MCA et de son itinéraire historique.



Les premières manifestations de masses de revendication de la langue et culture amazighes avaient eu lieu à l'université ; nous parlons là d'un fait amazigh de masse revendicatif et pas d'initiatives individuelles de recherche qui naquirent avant cela. Les jeunes universitaires Amazighs ayant accès à l'école et ensuite à l'université ont été les précurseurs d'une telle revendication après l'indépendance. Mais ce ne fut pas en 1980 que ce fait a été relevé comme en Algérie après l'interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri qui donna naissance au Printemps Amazigh; au Maroc ce fut au début des années 1990. Les raisons d'un tel retard comparatif résident en le fait que depuis la fin des années 1950, l'université marocaine a été dominée par les courants idéologiques islamo-salafistes de droite et ensuite arabo-baathistes de gauche.



Il y avait certes des tentatives de défense du fait amazigh avant cette date mais elles ont été avortées par les tendances politiques dominantes à l'université qui étaient sous la houlette de l'UNEM (Union Nationale des Etudiants du Maroc) . Il y avait le parti de l'Istiqlal qui était salafiste et qui avait été hostile à l'enseignement du tamazight à l'université et à la résistance armée amazighe qui l'empêchait au début du siècle de parrainer le soi-disant mouvement nationaliste marocain. En outre, la plateforme politique et idéologique de ce parti prônait l'arabisme, l'islamisme et la négation par conséquence de ce qui est afférent aux Amazighs. Après l'Istiqlal, l'UNEM (l'organisation syndicale estudiantine) avait été dominée par le courant des pseudo-socialistes et ensuite par des pseudo- marxiste-léninistes dès le début des années 1970. Il est d'ailleurs surprenant de voir des étudiants se réclamant d'une référence progressiste nier le droit du peuple amazigh à l'existence mais la surprise est consommée quand l'on sait qu'il s'agissait en fait de raisonnement radical traitant de la lutte des classes et ses conséquences sociales et historiques mais le rapport et la ligne idéologiques étaient arabistes. Dans ce contexte, il ne pouvait y avoir de place pour la cause amazighe que par la lutte sachant que cette dernière n'était pas facile puisque la question n'était pas celle d'un simple débat mais aussi d'un rapport de force qui l'interdisait. Tous les étudiants amazighs se souviendront toujours que les ténors de l'arabisme de gauche avaient interdit à chaque fois le débat sur l'amazighité sous peine de ripostes parfois prenant la forme d'un châtiment corporel. Il y avait des milices armées baathistes de gauche à l'université qui menaçaient toujours les jeunes militants au cas où ils voulaient soulever le débat sur l'amazighité. La plus connue de ces tendances fut les Basistes : tendance estudiantine affiliée à la gauche arabe au Maroc qui privilégiait une lecture politiste du champ politique marocain d'alors au lieu d'enrichir ses thèses par des approches plurielles de la société marocaine composite et diversifiée. Les Amazighs n'avaient donc droit de cité dans leur programme politique que dans un concept de culture populaire ou de culture parallèle qu'il faut promouvoir aux desseins de la révolution arabe contre le régime. Et puis rien ne mentionnait sa reconnaissance officielle même dans le futur régime postrévolutionnaire qui viendrait se substituer au régime réactionnaire, cela s'explique bien sûr par le fait que la dite gauche marocaine n'était pas affiliée à l'internationalisme prolétarien mais au panarabisme. Sa naissance a été conditionnée par la Nakba ou la défaite arabe au profit des Israéliens; l'on se souvient toujours que les slogans des Basistes à l'université reprenaient les mêmes termes que ceux du parti du Baas irakien et des tendances communautaristes arabes palestiniennes à tel point que l'UNEM était devenue un relais politique arabo-palestinien au Maroc; la ligne idéologique était clairement anti-amazigh jusqu'à dire que « N'est pas arabe qui trahit la révolution de mon peuple ! ». Pour clore ces remarques l'on dira que même le statut de l'UNEM faisait de celle-ci une partie prenante des étudiants arabes donc rien ne surprend en cela par rapport à la problématique amazighe. Dans les faits aussi l'on relève que ces Arabo-Basistes avaient uniquement besoin des Amazighs comme armée de la révolution imaginaire puisque la base estudiantine marocaine était amazighe. Cette base n'était pour eux qu'un troupeau qu'on ne peut embrigader que dans ce qu ils appellent eux l'aile armée des pseudo-marxistes. On disait à l'époque que les Amazighs étaient l'armée de l'UNEM pour défendre l'université contre les opérations de la police quand elle y faisait ses intrusions ou son ratissage. Donc voilà une autre configuration du fait amazigh. Après les musées, il y a l'armée pour des formations qui se croient avant-gardistes.

La rupture sera alors consommée avec les Basistes quand les étudiants Amazighs, dont la plupart étaient du Sud-Est du Maroc, avaient décidé de prendre en charge la question amazighe et de rompre avec les structures arabistes via :

- le boycott des activités culturelles à l'université qui ne donnaient pas de place à la chanson amazighe et aux conférences ayant pour thème le droit de l'identité amazighe.

- la sensibilisation des étudiants amazighs au fait qu'ils ne sont plus qu'un potentiel de guerre entre les mains des Basistes, ce qui fait qu'ils étaient là présents mais au service des autres, donc la nécessité de casser cette subjugation dont faisaient objet les Amazighs à l'université à l'image de la politique du pouvoir dans le reste de la société.

- trouver des occasions dans le campus universitaire pour débattre la cause amazighe même dans les cercles des ennemis de l'amazighité, car à l'époque il n'y avait qu'un seul cercle officiel de débat et on ne pouvait pas débattre en dehors de celui-là, d'où recours à des petits cercles autonomes amazighs pour parler de la langue, de la culture, de l'histoire amazighs...etc. Le phénomène avait fait boule de neige jusqu'au moment où des militants s'étaient imposés sur le débat public estudiantin qui faisait que la cause avait ses militants et ses arguments irréfutables.

- l'organisation de marches et de manifestations au sein de l'université pour revendiquer, indépendamment des autres tendances, le droit à la langue et la culture amazighes. Le phénomène a pris de l'ampleur jusqu'à vulgariser la nouvelle tendance universitaire marocaine sous le vocable du MCA. La détention des membres de l' Association Socioculturelle Tilelli à Imteghren (Errachidia) en 1994 avait donné un élan de force au MCA surtout que cette détention traduisait la position négationniste du régime vis-à-vis des revendications amazighes portées haut et fort dans la rue par une association militante du Sud-Est. D'ailleurs, le roi dans un discours avait, suite à ces événements, évoqué pour la première fois l'existence du fait amazigh au Maroc.

- le MCA a commencé à commémorer tous les anniversaires de lutte amazighe depuis 1993 à l'université de Fès par le Printemps Amazigh du 20 avril 1980 et les anniversaires des martyrs amazighs comme Assou ou Baslam, Moha Ouhammou Azayi et Aabdelkrim Khettabi, Abbas Msaadi... au Maroc et partout dans Tamazgha : Mammeri, Matoub, Sifaw, Djaout, Dayak,...

-le soutien au Mouvement Culturel Amazigh en Algérie et dans le reste de Tamazgha : soutien à la Grève du Cartable de 1994.

- le phénomène s'élargit et devient une force de masse et depuis le MCA a regagné, par la coordination entre les étudiants du Sud-Est, les autres universités de Meknes, Errachidia, Agadir, Marrakech, Oujda et Rabat.

- finalement le MCA s'installe comme un mouvement incontournable dans l'université et dans le reste de la société par ses thèses irréfutables et originales sur l'identité, l'histoire, le nationalisme, la langue et d'autres thèmes débattus dont le mouvement a su faire l'analyse et dégager la position juste et vraie à l'encontre de ses adversaires et même vis-à-vis des élites satellisées par le pouvoir.

- le MCA a su développer son organisation pour aboutir à une sorte de coordination nationale et à développer également ses relations avec des associations culturelles amazighes se réclamant du même mouvement autonome et militant, ainsi une simple lecture des communiqués et des plateformes avancés par le MCA relève les principes et convictions suivantes :



Le MCA est d'abord pan amazigh: il est porteur des préoccupations de tous les Amazighs où qu'ils soient dans les pays de Tamazgha et le reste du monde ; ainsi dans toutes ses activités l'on signale qu'il fait sien le combat des frères Kabyles, Touaregs, Libyens, Canariens et de la diaspora. Les commémorations de Tafsut n Imazighen sont une constante de ses activités. Ainsi l'on assiste aux débats sur la lutte kabyle depuis les débuts en passant par le printemps de 1980 et le Printemps Noir de 2001 ; les manifestations du MCA et ses communiqués ont toujours porté le soutien inconditionnel à la lutte des Amazighs d'Algérie et s'inscrit aussi bien dans la continuité de la lutte pour l'indépendance nationale que dans la libération identitaire. L'on retrouve aussi le même soutien et la vulgarisation de la lutte des Touaregs du temps de Mano Dayak et les appels à la levée de la répression qui frappe cette partie du peuple amazigh au Mali et au Niger. Au niveau marocain la démystification de l'histoire officielle et la réhabilitation des symboles historiques et de lutte armée contre les colonialismes que le pouvoir a occultés dans ses manuels scolaires falsifiés, négateurs et mensongers. La mise en lumière des composantes riches de la culture amazighe et tous les aspects de l'identité comme facteur d'épanouissement et de développement culturel, économique et social

- le MCA est internationaliste dans la mesure où il est aussi concerné par la lutte de tous les peuples du monde qui ont vu leur liberté confisquée et leur terres spoliées, l'on se souvient que le seul mouvement au Maroc qui a porté haut et fort son soutien au peuple kurde fut le MCA à l'occasion de l'enlèvement du chef kurde Abdullah Oujalan alors que les dites formations universitaires ne savaient quoi faire. Dans les débats aussi en plein air l'on se souvient que le MCA démystifiait les régimes baathistes en l'occurrence celui de Saddam qui avait massacré à l'arme chimique le peuple du Kurdistan pour la simple raison qu'il n'était pas arabe.

Apres la tenue du premier Congrès Mondial Amazigh bien avant la supercherie de Lyon, l'amitié entre les Amazighs et les autres peuples du monde se consolida pour unir dans le même concert les Basques, les Indiens d'Amérique, les Bretons, les Catalans, les Kurdes, les occitans...etc

- le MCA est autonome : cette autonomie s'installe vis-à-vis de l'Etat, des partis politiques et de leur relais quels qu'ils soient. Cette position s'explique par le fait que le pouvoir et les partis politiques n'ont jamais été en faveur de la cause amazighe et qu'ils sont responsables de sa négation et de sa marginalisation. Les Amazighs ont été l'objet de marginalisation économique, linguistique, culturelle et sociale depuis 1956, de répression politique puisqu'ils n'ont jamais eu droit de cité dans les textes de loi régissant le pays. Dans les programmes des partis politiques, les Amazighs ne sont qu'un potentiel électoral, et leurs régions souffrent d'un embargo qui les cantonne dans des ghettos condamnés à l'immigration et à la dépersonnalisation. Par conséquence, le Mouvement a réussi à porter haut la cause amazighe parce qu'il était autonome de tout ce qui pourrait le relayer à l'idéologie arabo-islamique des partis politiques ou du pouvoir. Il est aussi autonome par sa démarche cognitive puisqu'il reprend la question de l'identité amazighe à ses racines en définissant du dedans de la société et de l'histoire amazighes les éléments nécessaires à son édification. De sa définition, il opère ainsi une révolution méthodologique et analytique puisqu'il considère que Tamazgha est amazighe du côté identitaire, qu'elle est composite culturellement et que la revendication porte sur la reconnaissance de l'identité amazighe comme identité du Maroc. C'est donc le mouvement du peuple amazigh pour son affranchissement historique qui doit se manifester par la conscience nationale de prendre son destin entre ses mains, réécrire son histoire, écrire sa langue pour la sortir du statut de l'oralité dont sont responsables les régimes en place. Il est également un mouvement de pression politique et sociale puisqu'il revendique la prise en charge et le dédommagement des régions marginalisées par un plan de développement national et l'intégration du fait amazigh dans toutes les sphères administratives et sociales à savoir la langue, l'histoire et l'identité. En un mot, la réhabilitation de tout ce qui est relatif à l'Homme amazigh. La question identitaire n'est point une simple affaire de langue ou de culture mais un fait total dont il faut assumer tous les aspects et les contours.

L'autonomie s'entend aussi par le biais de l'implantation du MCA au sein du peuple pour coordonner ses actions et diffuser la conscience identitaire via la langue mère et en usant de tous les outils scientifiques et culturels loin de la manipulation et de la démagogie des élites citadines assoiffées de pouvoir et de récupération. L'on constate que le Mouvement, vu sa force, a été la cible de tentatives de récupération ou d'instrumentalisation via certaines élites pour qui le mouvement a déjà donné l'opportunité de rayonner au sein des universités pour en devenir par la suite ingrat. L'exemple des Assid et des Adghirni en est flagrant surtout depuis la création de l'Institut Royal pour la Culture Amazighe et le prétendu Parti Démocratique Amazigh Marocain. Même si elles ont à leur actif quarante ans de travail associatif ces soi-disant élites n'ont pas pu drainer avec elles les épiciers, les ouvriers et les cadres dans leurs grandes villes.

Le MCA a déjà pris position contre l'IRCAM qui n'est à ses yeux qu'un instrument de freinage et de contrôle de l'élan militant amazigh et le début d'une politique officielle anti-amazighe au Maroc, politique qui est relayée dorénavant par des « intellectuels » à la solde du pouvoir. Dernièrement, on assiste à une campagne venimeuse contre le MCA par tous ceux qui voient en son autonomie et son militantisme un obstacle devant leurs desseins politiques. Il y a longtemps le MCA a lancé des appels à la tenue des premières assises du Mouvement Culturel Amazigh au Maroc mais les élites en place, qui avait évolué loin des paradigmes du MCA, ont voulu à tout prix créer des structures fantoches répondant à leurs aspirations arrivistes et personnelles aux dépens du peuple amazigh, à tel point qu'elles veulent à tout prix noyer le vocable du MCA dans des appellations trompeuses du Mouvement Amazigh « MA » et autres : ceci pour donner place aux tard venus à l'amazighité qui veulent fructifier l'essor du MCA pour des fins hideuses. On ne peut pas résoudre la problématique amazighe par l'incrustation de parti politique agissant dans le giron d'une constitution qui nie les Amazighs et que si l'on avalise un parti c'est pour diviser les Amazighs et détourner leur attention sur leur principale revendication ; le droit de cité de l'amazighité dans la constitution et la reconnaissance du fait amazigh par le pouvoir avant tout dialogue avec celui-ci. Beaucoup de tentatives de main tendue par quelques associations notamment membres de la coordination nationale des associations culturelles amazighes au Maroc ont été rejetées , ce qui signifie que toute réconciliation avec le pouvoir passe par la reconnaissance pure et simple du fait amazigh et de toutes les revendications du MCA. Si le pouvoir s'entête à refuser toute satisfaction aux revendications, c'est parce que le respect de la ligne éditoriale d'autonomie et d'action a été trahie par les pseudo intellectuels berbères qui se lancent depuis un moment dans une course effrénée à créer des partis politiques fantoches qui n'aspirent qu'à avoir leur part du gâteau politique et rendre leur service de vassaux au régime contre leur propre peuple. Le Mouvement continue alors la lutte dans les universités, dans les villages, et dans les montagnes pour faire des Amazighs une force politique et sociale incontournable au moment où les élites se pavanent dans les dunes rousses de Rabat et de Casablanca. L'un des points de discorde avec l'IRCAM est le choix des tifinaghs comme caractères d'écriture et de transcription du tamazight alors que le MCA les considère comme des caractères historiques du tamazight et que l'accès à l'universalité de la culture amazighe doit être portée par les caractères latins qui ont été les caractères de toute la littérature amazighe depuis le 19ème siècle, depuis l'époque des premiers instituteurs comme Boulifa... etc.



Il résulte de ce qui précède que le MCA reste le porte drapeau de la lutte amazighe au Maroc et rejoint toutes forces militantes amazighes en Algérie, Tamazgha et du monde entier pour faire valoir les droits du peuple amazigh sans concession et sans manipulation. Il s'organise pour lui-même et contre les nouveaux marchands de l'identité au Maroc et avec tous les démocrates en vue de la réalisation de ses revendications sur la base de la plateforme qui est sienne et qui fait de lui un mouvement culturel amazigh autonome et indépendant et militant. L'on dira à la fin avec Mouloud Mammeri : « Quelque soit le point de la course où le terme m'atteindra, je partirai avec la certitude chevillée que, quelques soient les obstacles que l'Histoire lui apportera, c'est dans le sens de sa libération que mon peuple (et à travers lui d'autres) ira. L'ignorance, les préjugés, l'inculture peuvent, un instant, entraver ce libre mouvement mais il est sûr que le jour inévitablement viendra où l'on distinguera la vérité de ses faux-semblants. Tout le reste est littérature.».





Ameghnas & Imeghnasen.

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# Posté le vendredi 09 mai 2008 06:27